Au club, on adore les jeux de mots, les jeux de boules et les jeux de regards. Mais il y a un mot avec lequel on ne joue jamais : « peut-être ». Explications, sans langue de bois et avec le sourire.
« Peut-être » : la façon la plus polie de dire non
Dans la vie de tous les jours, « peut-être » est un mot bien pratique. « Vous venez dîner samedi ? — Peut-être. » Tout le monde a compris que le dîner se fera sans vous, et personne n’est vexé. C’est un non en pantoufles, un refus qui a mis les formes.
En club libertin, c’est exactement pareil, à une différence près : ici, on ne cherche pas à deviner ce qu’il y a derrière. Un « peut-être », un « on verra », un « pourquoi pas, plus tard », un « je ne sais pas trop » : tout cela se traduit, dans notre dictionnaire maison, par un seul mot. Non. Pas « non, mais insistez un peu ». Pas « non pour l’instant ». Non, point, et l’on passe à autre chose avec le même sourire.
Pourquoi être aussi catégorique ? Parce que l’hésitation est une information. Quelqu’un qui a vraiment envie le dit clairement. Quelqu’un qui hésite a besoin d’espace, pas d’un argumentaire en trois parties.
Le consentement en club libertin, mode d’emploi
Le consentement, c’est l’accord libre, clair et enthousiaste de chaque personne concernée. Libre, parce qu’il ne se négocie pas et ne s’obtient pas à l’usure. Clair, parce qu’il ne se déduit ni d’une tenue, ni d’un regard, ni du simple fait d’avoir franchi la porte. Enthousiaste, parce qu’un « bon, d’accord » lâché pour avoir la paix ne compte pas.
Venir en club libertin ne signifie pas avoir dit oui à quoi que ce soit. On peut passer toute une soirée au bar, danser, discuter, admirer la déco (elle le mérite) et rentrer chez soi ravi. C’est même le programme recommandé pour une première fois en club.
Quelques repères simples, que l’équipe rappelle volontiers :
- On demande avant, à chaque fois, et à chaque personne concernée.
- Un couple, ce sont deux accords, pas un seul pour deux.
- Un oui donné pour une chose ne vaut pas pour la suivante.
- Un oui d’il y a une heure ne vaut pas forcément maintenant.
- Dans le doute, c’est non. Et il n’y a jamais de doute sur un non.
Le silence n’est pas un oui (et un sourire non plus)
Il existe une légende tenace selon laquelle, en club, « tout le monde sait pourquoi il est là » et qu’il serait donc superflu de poser la question. C’est faux, et c’est même l’inverse : c’est justement parce que le cadre est libre que les règles doivent être limpides.
Un silence, un regard qui s’attarde, un rire à votre blague (elle était bonne, admettons) : rien de tout cela ne vaut accord. Le seul signal fiable, c’est une réponse claire, formulée avec des mots. Si vous ne l’avez pas entendue, vous ne l’avez pas.
Bonne nouvelle : demander n’a rien de gênant. Une question simple, posée avec le sourire, est souvent le moment le plus élégant de la soirée. Et un refus bien accueilli fait de vous, instantanément, la personne la plus appréciée du bar.
Changer d’avis : un droit, pas un caprice
On peut dire oui, puis non. On peut dire non, puis, plus tard et de sa propre initiative, oui. On peut arriver très motivé et avoir soudain envie de rentrer à vingt-trois heures pour finir une série en pyjama. Tout cela est parfaitement normal, et personne n’a à se justifier.
C’est particulièrement vrai en couple. Les limites fixées à la maison sont un point de départ, pas un contrat signé chez le notaire. Si l’un des deux ressent le moindre inconfort, on s’arrête, on se parle, et on en reparle au calme le lendemain. Le club sera toujours là la semaine suivante ; la confiance entre vous, elle, se reconstruit beaucoup moins vite.
Et si c’est vous qui entendez « finalement, non » ? Vous répondez « pas de souci », vous le pensez vraiment, et vous retournez profiter de la musique. Ni soupir, ni bouderie, ni « mais tout à l’heure, vous disiez… ». Le savoir-vivre, c’est aussi savoir encaisser un refus avec panache.
Chez Pierre, Paul Éjac…, la règle ne se discute pas
Nos soirées reposent sur une charte simple : adultes, consentants, respectueux. L’équipe est présente toute la soirée, facilement repérable, et tient un rôle qui ressemble davantage à celui d’un maître de cérémonie qu’à celui d’un videur. Vous pouvez aller la voir pour n’importe quelle raison : une question, un malaise, ou un simple « je crois que je n’ai pas été assez clair ».
Toute insistance après un refus, tout geste non sollicité, tout comportement qui met quelqu’un mal à l’aise se solde par la même issue : un raccompagnement courtois jusqu’au vestiaire, et une adhésion qui ne sera pas renouvelée. Nous préférons perdre un client plutôt que le sourire d’une seule personne présente.
Pour découvrir l’ambiance de chaque soirée et choisir celle qui vous ressemble, jetez un œil au programme des soirées, ou faites plus ample connaissance avec l’esprit du club. Et retenez bien ceci : chez nous, on joue aux boules toute l’année, mais jamais avec les limites des autres.